Caliste revient sur la nouvelle approche de KC en draft : « Se simplifier un peu la vie, avec une condition de victoire claire »
KC a rejoint le bracket 2-2 après avoir battu CFO et connaîtra vendredi l'équipe qui se dressera entre KC et les quarts de finale. DPM Esports s'est entretenu avec Caliste au sujet du comeback de la game 2, de l'erreur de clic avec Kalista qui a coûté cher à KC face à LYON, des drafts plus simples vers lesquelles ils s'orientent et de la team qu'il préférerait tirer au sort.
a fait un truc de fou — mais avant ça, c’était une game très propre. Comment tu te sens globalement ?
Content d’avoir gagné, et surtout content d’avoir gagné cette deuxième game, parce qu’on était très en retard en bot lane et qu’il y a eu beaucoup de pauses qui ont duré assez longtemps. Donc mentalement, c’était compliqué et surtout assez inhabituel. En bot lane, on était complètement cuits, et les pauses nous ont paru durer une éternité. Donc on s’est dit : OK, il allait falloir rester concentrés. Je suis plutôt content de la première game. La draft était assez facile pour nous et on a simplement déroulé lors des teamfights et des skirmishes, c’était assez simple. La deuxième game était plus difficile. Le matchup en bot lane est assez compliqué, sans compter qu’ils peuvent très vite mettre en place un jungle-mid, donc ils peuvent vraiment nous mettre la pression et nous zoner énormément. Et c’est leur compo, tu vois — ils jouent Lee Sin, Caitlyn, Ryze, ils vont se battre dès le début de la game, et il n’y a pas grand-chose de vraiment plus fort que ça. Donc on verra.
Peut-être que ce comeback est aussi bon pour le mental, au final.
Exactement, c’est important, et c’est bien d’avoir fait ce comeback. Ce genre de game peut arriver, et ça en dit long sur les qualités d’une équipe quand elle réussit à revenir après ça. Je me suis dit : je vais essayer de farm du mieux possible, et en mid game, je me demandais quelle était la meilleure chose que je pouvais faire pour que mon top side puisse carry. Et je me suis dit qu’honnêtement, je ne pouvais pas faire grand-chose — sauf que si on va sur les waves du mid, je peux essayer de reprendre le trade, d’utiliser mon flash pour rentrer et de créer de l’espace. Je vais probablement mourir, mais je pense que c’est la meilleure option que j’ai pour aider mon équipe.
J’ai l’impression qu’avec Busio tu optes très souvent pour des actions très risquées mais qui peuvent rapporter gros, surtout en lane, et particulièrement quand tu es dans des matchups défavorables. Est-ce un choix délibéré, une partie de la philosophie que vous partagez tous les deux pour jouer la lane ? Ou est-ce parfois simplement un peu trop de confiance en vous ?
Les matchups à distance sont en général très, très volatils, surtout dans cette meta avec les junglers agressifs et les mid qui peuvent beaucoup bouger — donc plutôt Akali, Locke, Ryze. Les débuts de game peuvent très vite s’emballer. Et en bot lane, si tu ne joues pas de manière agressive et que tu affrontes des bot lanes de très haut niveau, la plupart du temps tu vas simplement te faire grignoter. Tu te fais grignoter et tu perds lentement des ressources. Alors parfois, on est un peu obligés de prendre des risques, d’avancer et d’essayer de nettoyer une wave. Et en général, on a une bot lane agressive et on est en confiance, surtout grâce aux scrims. Donc oui, parfois, on va peut-être trop loin, on prend de mauvais trades, on prend trop confiance. Mais en général : si les gens veulent se battre, on va se battre.
Je voulais revenir sur la phase suisse. La game de LYON
Honnêtement, non, ce n’est pas un bug. Il y a une interaction sur Kalista — c’est l’un des rares champions, peut-être même le seul ADC, avec lequel on peut cliquer sur quelqu’un puis, à la dernière seconde, cliquer sur quelqu’un d’autre, et l’attaque automatique se reportera sur l’autre cible. Donc, ce qui s’est passé, c’est que j’ai utilisé mon flash pour rentrer et que je lançais mon E en boucle, parce que Syndra avait des lances sur elle et était à 1 HP. Et au moment où je flash et réapparais, elle avait perdu ses lances, donc je me suis dit : mince, il faut que je la tue. J’ai donc cliqué sur Syndra — parfait, elle va mourir. Le problème, c’est que j’ai cliqué trop vite sur Wukong, et l’attaque automatique s’est reportée sur Wukong. Donc je n’ai pas tué Syndra, puis j’ai été transformé et je suis mort. C’est simplement ma faute. Mais j’ai été vraiment surpris, parce que surtout en fin de game, c’est très difficile de faire ça, puisqu’on a beaucoup de vitesse d’attaque et que l’attaque automatique part très vite. Je me suis dit : qu’est-ce qui vient de se passer ? Pourquoi je ne la tue pas ? Puis je regarde les replays et je me dis : allez, ce n’est pas possible. Donc oui, j’étais vraiment déçu. Mais quoi qu’il en soit, on aurait dû gagner cette game avant ça.
J’ai l’impression qu’à chaque fois que tu as perdu en phase suisse, ça s’est joué à quelques clics dans un combat. Est-ce que c’est ce que tu retiens de ces deux games, ou est-ce que ça a simplement rendu les choses plus frustrantes ?
Bien sûr, on a parlé de son W sur Renata. Tu es aux Worlds, donc les teamfights sont à un très, très haut niveau et normalement, si on met de côté le stress et la pression, les joueurs savent gérer les teamfights et utiliser leurs sorts. Mais avec le stress, des choses peuvent arriver. On a revu les deux games, contre BLG et LYON, et on s’est dit que oui, on pouvait mieux gérer les teamfights. Mais en général, on s’est dit qu’on allait peut-être partir sur des approches en teamfight un peu plus…
On t’a vu baisser un peu la tête après ça SUR le hook à la fin de la BLG
Oui, j’ai toujours confiance. C’est juste que j’ai été vraiment très déçu, parce qu’en plus, c’était un ou deux jours après la game contre LYON
On entend beaucoup de très bonnes choses à ton sujet en scrims — les joueurs asiatiques semblent tous dire du bien de toi. Pour toi, est-ce qu’on a vu le vrai KC, et peut-être même le vrai toi, celui que tu vois en scrims pendant ce tournoi ? Ou est-ce que la pression te rend un peu nerveux ?
Pour moi, c’est difficile à dire. Les scrims sont très différents des matchs officiels : il n’y a pas de stress, alors les joueurs n’hésitent pas à se battre, ils sont beaucoup plus à l’aise. Il y a aussi davantage de drafts plus fortes en scrims que lors des matchs officiels. Donc, en général, on monte beaucoup en puissance et on joue de mieux en mieux. Mais s’il y a une game qui correspond davantage à notre niveau en scrims, c’est la game contre AL
Citation
On a un bon groupe, on rigole beaucoup, on passe de bons moments ensemble.
Caliste · à DPM.LOL
Avec toute la pression que représente le fait d’être ici, est-ce que tu arrives quand même à prendre du recul, à réaliser que tu vis ton rêve sur ce stage et à simplement profiter du moment ? Je t’ai vu en profiter en dehors du stage avec les Coréens.
Pendant les play-ins, ce n’était pas terrible, je pense que je stressais trop, surtout lors du premier match contre C9 — je me mettais trop de pression. Mais dès notre arrivée au Swiss stage, ça s’est beaucoup mieux passé. Et je pense que c’était simplement le fait de pouvoir jouer contre les grosses équipes, ce que je voulais vraiment. Jouer contre de grands joueurs et de grandes équipes. Ça m’a enlevé beaucoup de pression, et les play-ins m’ont aussi aidé. Honnêtement, depuis mon arrivée au Swiss stage, je n’ai ni stress ni pression, je me sens très, très bien sur le stage. Et oui, je profite de ces moments.
Donc évidemment, quand on perd, tout le monde est très déçu et c’est difficile de profiter de la journée — on veut simplement passer à la suite. C’est l’état d’esprit d’un compétiteur. Mais sinon, je suis heureux d’être ici, heureux de pouvoir faire des scrims contre les meilleures équipes du monde, d’être ici avec mon équipe. On a un bon groupe, on rigole beaucoup, on passe de bons moments ensemble. Et je complète aussi des quêtes secondaires à côté. Je parle beaucoup avec les meilleurs ADC de Corée et du monde. Et honnêtement, c’est très drôle. On rigole, on fait des TikToks. Ils sont très sympas, vraiment géniaux. Je ne sais pas pourquoi ils sont si gentils avec moi, mais merci à eux.
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Je pense que je préférerais jouer contre MKOI, parce qu’on pense que c’est probablement l’équipe la plus à notre portée
Caliste · à DPM.LOL
Quelle équipe aimerais-tu tirer au sort maintenant ? Tu as une préférence ?
Honnêtement, j’ai deux réponses. Je pense que je préférerais jouer contre MKOI, parce qu’on pense que c’est probablement l’équipe la plus à notre portée. Toutes les équipes à 2-2 vont être plutôt dangereuses et fortes, et il y aura beaucoup de pression, donc ce sera un match vraiment dangereux. Mais la deuxième réponse, c’est simplement que… de toute façon, on doit battre tout le monde et affronter nos démons. On doit bien jouer, réussir notre draft et ne pas stresser. Donc si on veut atteindre les quarts de finale et être performants, on doit gagner contre n’importe qui.
Tu ne peux pas le dire, mais peut-être une top team, alors ?
Pour moi, ça ne change pas vraiment grand-chose. L'objectif, au final, c'est de gagner. Donc évidemment, comme je l'ai dit, la première option, c'est d'affronter la team qui nous paraît la plus abordable. Mais sinon, il ne faut juste pas trop y penser, il faut jouer — et de toute façon, je pense qu'on peut battre toutes ces teams à 2-2 si on joue bien. Donc on doit simplement arriver en confiance, jouer à notre niveau et dérouler.
Honnêtement, oui, j'adorerais ça. En tout cas, on veut tous aller très, très loin, et on sait qu'on peut aller très, très loin.
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Ce sont les équipes de LCK qui le disent à notre place — nous pouvons être une équipe vraiment dangereuse
Caliste · sur le niveau de KC pour DPM.LOL
Tu penses que c'est faisable ?
Oui, on sait que c'est faisable. Et de toute façon, Je pense que ce sont les équipes de la LCK qui le disent à notre place, tu vois. Je pense qu'on peut vraiment être très, très bons, avoir énormément confiance en nous, être une team vraiment dangereuse. Maintenant, comme je l'ai dit, c'est à nous de faire le travail, d'avoir confiance en nous sur le stage, d'avoir le même état d'esprit qu'en scrim, de ne pas avoir peur de prendre des risques et de jouer avec la discipline qu'on affiche en scrim. Et je pense que ça se passera bien.
Un mot pour les fans avant de te laisser partir ?
Tout d'abord, un grand merci pour tout le soutien. Ça fait vraiment plaisir de voir tout l'engouement et tout le soutien autour de ces Worlds. De mon côté, j'essaie de donner le meilleur de moi-même pour réaliser de bonnes performances sur le stage et faire en sorte qu'on puisse avoir un beau parcours, un parcours honorable pour Karmine Corp. Et encore un grand merci pour le soutien — on donne tout, et on se retrouve très bientôt.
— as-tu revu ce dernier combat de ton POV ? Tu avais l’action de l’année au bout des doigts. C’était un mauvais clic ? Un bug ?
, il faut simplement la gagner.
L’échec n’est pas permis, la draft est bonne, il n’y a aucun problème. Et même contre
il faut gagner — je ne dis pas que c’est à cause de la draft, loin de là.
On se rend compte qu’en ce moment, les meilleures équipes orientent énormément leur draft vers les teamfights.
Ils n’hésitent pas à laisser de côté les gros matchups pour drafter à la place des compos simples, claires et précises pour les teamfights, puis enchaîner les Drakes, combattre autour des Drakes et combattre autour des grubs. Des choses assez simples. Donc on s’est dit qu’en général, sans trop en parler, on aurait toujours. Pour nous simplifier un peu la vie, avec une condition de victoire claire. Soit jouer sur les côtés, soit jouer les teamfights.
game. Juste pour rassurer les gens : tu ne te laisses pas démoraliser, tu gardes la tête haute, tu as toujours confiance ?
. Donc tu te dis : « Ah, ce n’est pas possible, c’est encore arrivé. » C’est à devenir fou de perdre comme ça.
Contre LYON, j’ai eu ce moment-là, ce dernier teamfight, où c’était vraiment serré et je me disais : c’est tellement serré, ce n’est pas juste. Et contre BLG, je me disais : on aurait dû gagner
. Et ensuite, la game se termine littéralement parce que je me fais attraper par un hook, on meurt, et c’est le vide, c’est le néant. Tu te dis : qu’est-ce qui se passe ? C’est juste triste.
Mais je ne me suis pas laissé démoraliser, c’était simplement très dur sur le moment, très décevant, et le lendemain, ça allait mieux. On se reconcentre, on pense à la suite.
En général, on est une équipe agressive, qui n’a pas peur de se battre, et on est solides en lane. Et c’est surtout ce qui se passe en scrims.
Donc je pense que c’est pour ça que les équipes asiatiques se disent : « Ce n’est pas quelque chose qu’on attendait de cette équipe. » Mais en général, je pense qu’on est presque à notre niveau, ou en tout cas pas loin. On doit simplement continuer comme ça et garder confiance. Si on aborde les games sur le stage avec le même état d’esprit et la même confiance qu’en scrims,
Je pense vraiment que ça se passera très bien contre beaucoup d’équipes.
, tu as brûlé les étapes dans ta carrière : tu as remporté ta première LFL, ton premier EMEA Masters, ta première LEC, et tu as atteint une finale lors de ton premier tournoi international. Est-ce qu'aller loin ici ne serait pas une manière d'honorer l'histoire du club — et la tienne ?